Vous souffrez d’endométriose ? Une filière dédiée aux femmes souffrant d’endométriose existe à l’ile de La Réunion:
https://endoreunion.re/
La filière endoreunion regroupe plusieurs professionnels de santé pour une prise en charge pluridisciplinaire.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui touche de nombreuses femmes dans le monde. Elle se caractérise par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine, provoquant des douleurs pelviennes intenses, des troubles urinaires et digestifs, ainsi qu’une fatigue chronique.
Suivez ce lien pour plus d’informations:
https://www.youtube.com/watch?v=nnC5zHgzJgs
Symptômes Fréquents de l’Endométriose
- Douleurs Pelviennes : Douleurs intenses pendant les règles (dysménorrhée) et en dehors des règles.
- Endobelly : Ballonnements abdominaux sévères et récurrents.
- Douleurs Urinaires et Digestives : Douleurs pendant la miction ou la défécation.
- Douleurs aux Rapports : Dyspareunie, douleurs pendant ou après les rapports sexuels.
- Fatigue Chronique : Sentiment de fatigue extrême et persistante.
- Des difficultés à obtenir une grossesse spontanée
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Diagnostic de l’Endométriose
- Types d’Endométriose :
- Superficielle : Adhérences à la surface du péritoine.
- Ovarienne : Présence de kystes ovariens volumineux (endometriomes).
- Profonde : Atteintes des organes pelviens comme les intestins, la vessie et les ligaments utéro-sacrés, souvent sous forme de nodules fibreux.
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La rééducation en séance de Kinésithérapie pour l’Endométriose
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- Rééducation Périnéale : Techniques manuelles et biofeedback pour relâcher les tensions et améliorer la fonction musculaire du plancher pelvien.
- TENS : Stimulation électrique transcutanée couplée à des techniques de relaxation et des étirements pour soulager la douleur.
- Massage Abdominal et Lombaire : Pour soulager les tensions et améliorer la circulation sanguine lors des premières séances puis:
- Remise en Activité Progressive : Inclut des mouvements doux et un travail de mobilité des hanches, du bassin et des lombaires;
- Travail sur la Respiration : Techniques de respiration pour réduire le stress et la douleur, par exemple:
- La cohérence cardiaque: suivez le lien : https://kine-les-avirons.fr/la-coherence-cardiaque/
- Éducation Thérapeutique : les stratégies de soulagement de la douleur et les modifications du mode de vie pour améliorer la qualité de vie.
Avec l’endométriose, si vous souffrez de douleurs chroniques depuis longtemps , il peut se produire comme un « dérèglement » du circuit de la douleur qui est « hyper réactif ». Voila pourquoi, vous pouvez ressentir des douleurs au niveau des épaules, ou au niveau cervical… etc… sans lésion d’endométriose sur ces zones du corps devenue douloureuses. Quelques notions sur LA DOULEUR pour mieux comprendre ce phénomène douloureux :
- La douleur est subjective : une même cause objective ne se traduit pas par une même intensité de douleur chez tous les individus. Chacun a son seuil de douleur, qui dépend d’une part de son équilibre physiologique personnel, d’autre part de son « entraînement », de son expérience de la douleur.
- La douleur peut être manipulée par des médicaments, dont les molécules vont s’intercaler dans les circuits physiologiques pour freiner l’arrivée du signal douloureux, ou bloquer la partie du cerveau qui « interprète » ce signal. L’utilisation d’antalgique est un fait banal.
- La douleur n’a pas besoin d’une cause extérieure au circuit pour exister : elle peut venir du circuit lui-même, car il suffit qu’en n’importe quel point du circuit un élément perturbe la réaction physiologique pour qu’une sensation douloureuse puisse naître.Le phénomène le plus connu est celui du « membre fantôme », quand on éprouve une douleur et qu’on la ressent comme venant d’un membre dont on a pourtant été amputé.
Par ailleurs, normalement, la quasi totalité des sensations venant de notre corps sont filtrées et ne parviennent pas à notre conscience. Ainsi nous ne sentons pas nos articulations et nos muscles au repos (alors qu’il y a une pesanteur, et des forces en jeu), ni notre cœur battre, ni nos poumons se gonfler et se dégonfler, etc. Ce filtrage est causé par des molécules qui bloquent la transmission des données au cerveau, afin qu’il soit libre pour s’occuper d’autre chose.
Si ces produits viennent à diminuer dans l’organisme, voire à manquer, alors le cerveau reçoit les informations : et nous sentons notre corps, et nous avons mal partout. C’est ce qui se produit en cas de fatigue ou de dépression : la baisse de noradrénaline et de sérotonine laisse passer des sensations corporelles inhabituelles, qui seront vécues comme douloureuses.
Dans ces cas, à l’examen médical on ne retrouve rien. Cependant la douleur est bien réelle : comme elle n’est pas dans les organes, on a pris l’habitude de dire qu’elle est « dans la tête ». Mais qu’elle soit dans la tête ne signifie pas qu’elle soit imaginaire, ni qu’il n’y ait que le travail sur l’imagination pour agir sur elle.
- Quand le phénomène qui cause la douleur est répété, l’organisme peut devenir hypersensible, c’est-à-dire que le seuil de la douleur s’abaisse, que la réponse douloureuse est amplifiée, et que l’appréhension, l’attente du contact douloureux, augmentent la sensation douloureuse. Si bien que, au bout du compte, un rien finit par provoquer une forte douleur.
- Les signaux douloureux suivent deux voies pour gagner le cerveau : l’une, qui utilise de grosses fibres, est rapide ; l’autre, qui utilise des fibres fines, plus lente. Par exemple, quand nous recevons un coup, nous frottons la partie meurtrie afin de provoquer un afflux de sensations rapides peu douloureuses qui sature le récepteur cérébral et fait que l’information sur la douleur profonde, arrivant avec un peu de retard, ne peut plus être prise en compte : nous avons effectivement moins mal. C’est par le même mécanisme que l’on explique l’effet calmant du baiser maternel sur le bobo de l’enfant.
Conclusion
La douleur, quelle qu’elle soit, a des caractéristiques générales :
- elle est en partie subjective,
- les médicaments sont efficaces sur elle,
- le circuit lui-même peut être en cause,
- la répétition risque de rendre hypersensible,
- il y a compétition entre signal rapide et signal lent d’information.
(Source : site Yves Ferroul)
Nous l’avons vu dans l’article ci-dessus, il est important de faire de la rééducation fonctionnelle active, des mouvements pour éviter un déconditionnement physique qui serait responsable d’une augmentation de vos douleurs.
Ce qui vous freine dans la rééducation active est : la peur du mouvement que l’on appelle Kinésiophobie par peur que cela vienne majorer les douleurs. Il faut juste respecter la règle de la quantification du stress mécanique en faisant une rééducation douce très progressive, mais de façon très régulière, avec une routine d’exercices doux à faire régulièrement toutes les semaines.